Nos Missions


Septembre 2017
Mission | Nouvelle expédition: 100 Island Challenge, Polynésie française
Auteur : Charlotte MORITZ, Post Doctorant

L’équipe de Stuart Sandin, Professeur à la SCRIPPS Institution of Oceanography (Université de Californie à San Diego, Californie, USA), deux membres de Korero O Te 'Orau (Îles Cook) et Charlotte Moritz, assistante de recherche au CRIOBE, viennent de terminer une mission de 14 jours dans les Tuamotu et les Kiribati sur le bateau Plan B de la Waitt Foundation. La collaboration entre la SCRIPPS et le CRIOBE a été lancée lors d'un premier passage à Moorea début 2017, lors duquel Stuart, accompagné de Brian Zgliczynski, avait pu en apprendre plus sur les réseaux de suivi du CRIOBE et présenter la méthode de photo-mosaïque. L'équipe du projet 100 Island Challenge, actuellement dans sa quatrième année de collecte de données, était donc de retour ce mois d’août pour une mission de deux semaines dans les archipels des Tuamotu en Polynésie française et des Îles de la Ligne de la République des Kiribati.

L'objectif de la mission était d'échantillonner le plus grand nombre d'îles et de sites possibles en 14 jours pour réaliser des modèles photo-mosaïques en 3 dimensions associés à des données de comptage de poissons, afin d’acquérir une compréhension générale de l’état de santé actuel des récifs coralliens et des trajectoires possibles que ces récifs pourraient emprunter à l’avenir. La méthode utilisée consiste à photographier les fonds sous-marins à l’aide d’un système de prise de vue composé de deux appareils photos montés en parallèles, permettant des reconstitutions en 2 et 3 dimensions des paysages coralliens.

Le choix des îles et des sites d’échantillonnage s’est fait en concertation avec l’équipe du SO CORAIL, afin de faire correspondre certains sites échantillonnés par l'équipe de Stuart avec les sites du suivi Polynesia Mana du CRIOBE. Ainsi, des modèles photo-mosaïques ont été réalisés sur les sites Polynesia Mana de Tikehau et Takapoto, suivis par le CRIOBE depuis plus de 20 ans (1994). Sur certains sites étudiés parmi les 6 îles des Tuamotu et Kiribati, les scientifiques ont posé une caméra 3D, ainsi qu'un thermographe HOBO qui sera laissé jusqu’à la prochaine campagne d’échantillonnage.

Malgré des conditions météorologiques peu favorables, avec une forte houle du sud-est obligeant la redéfinition du programme au jour-le-jour pour s’adapter aux contraintes, la mission fut un succès. Plusieurs partenaires locaux, dont la DRMM, l’UPF, la station Gump et les Délégations à la Recherche de Polynésie française et de France ont répondu présents à l’invitation de Stuart Sandin et Brian Zgliczynski pour assister à la restitution des premiers résultats de la campagne d'échantillonnage, confortant l’importance de ce projet 100 Islands Challenge dans le paysage de la recherche sur le territoire. Pour Charlotte Moritz : « Participer à une telle mission avec une équipe scientifique formidable était une incroyable opportunité. Cela a permis de solidifier la collaboration entre la SCRIPPS et le CRIOBE, car ce projet est essentiel pour mieux comprendre les récifs coralliens. Les suivis, réalisés grâce à une technologie de pointe, vont nous permettre d’en savoir d’avantage sur les communautés coralliennes, comment elles cohabitent, interagissent et évoluent. Et donc permettre de mieux les protéger. La mission était bien remplie et les plongées pas toujours évidentes, mais cela nous a permis de plonger dans des endroits très peu visités par l'Homme. Malgré cela, même dans ces endroits, les menaces qui pèsent sur les récifs, comme le blanchissement des coraux, sont visibles». Il faudra maintenant plusieurs semaines de travail à l’équipe de la SCRIPPS pour analyser toutes les données recueillies et en sortir l’ensemble des modèles photo-mosaïques et vidéos 3D.
Alors que l'équipe du 100 Island Challenge prépare ses futures missions, le SO CORAIL poursuit ses suivis Polynesia Mana avec les Samoa en Octobre 2017. Après la perte corallienne massive constatée là-bas en 2015 (lien vers publication), l’équipe du SO CORAIL va découvrir comment les récifs samoans ont évolué au cours de ces deux dernières années.
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, Stuart Sandin et Brian Zgliczynski seront de passage en Polynésie française à l'occasion de l'Indo-Pacific Fish Conference (lien internet) pour présenter leurs travaux à la communauté scientifique présente pour l’événement.

La mission en chiffres

6 îles visitées: Tikehau (PF), Rangiroa (PF), Takapoto (PF), Millennium (Kiribati), Vostok (Kiribati), Flint (Kiribati)
2 équipes composées chacune de 2 personnes pour la photo-mosaïque et 2 personnes pour les transects poissons.
plus de 300 plongées effectuées
de 4 à 18 sites échantillonnés par île

Photos dans le diaporama © Brian Zgliczynski et Charlotte Moritz



Juin 2017
Mission | French Polynesia learning exchange program – Fidji
Auteur : Pauline FABRE, Doctorant

Pauline FABRE, doctorante au CRIOBE, est partie en mission à Fidji du 10 au 16 juin 2017 dans le cadre d'un programme d'échange sur l'expérience des "aires marines localement gérées". A travers son récit de voyage, elle nous partage ses impressions et dresse un portrait de ses premiers échanges en terre Mélanésienne.

Bula vinaka ! | Dans le cadre de mes travaux de doctorat relatifs à la gouvernance hybride et la résilience des systèmes socio-écologiques coralliens, l’opportunité d’aller découvrir comment les communautés locales fidjiennes, appartenant au réseaux FLMMA (Fiji Locally-Managed Marine Areas) gèrent leurs ressources lagonaires, m’a été offerte grâce aux appels à échanges bilatéraux du projet INTEGRE. Cet échange a été initié par Caroline Vieux (CPS – Programme INTEGRE) dans le cadre de l’approche participative mise en œuvre pour la révision du Plan de Gestion de l’Espace Maritime (PGEM) et du développement durable du site de Opunohu (INTEGRE) à Moorea. Ce fût l’occasion pour moi d’observer les démarches mises en œuvre par les acteurs locaux, les méthodologies utilisées, l’implication des communautés locales et la mobilisation de la « tradition » dans un contexte socio-culturel et politique bien différent de celui de la Polynésie française – où les structures communautaires subsistent et l’autorité des chefs est reconnue par l’Etat Fidjien. Accompagnée des délégations participantes polynésienne et néo-calédonienne, c’est donc parti pour 1 semaine à Viti Levu, Fidji !

Visite des villages : accueil et partage d’expériences
Départ pour le premier lieu de rendez-vous suite aux présentations formelles entre l’équipe du réseau FLMMA et les délégations. Après 1h de route depuis Suva, nous sommes arrivés à Kumi village, dans le district de Verata, qui a connu la 1ere LMMA. Ce village est peu fréquenté par les touristes et le mode de vie des habitants repose essentiellement sur la subsistance. A notre arrivée, les femmes de la délégation sont parties s’installer dans une maison tandis que les hommes, en sulu de substitution pour respecter la coutume, sont emmenés dans une autre. Pendant que tous s’installent, je pars à l’aventure dans le village afin de me présenter et de saluer les habitants. L’accueil y est très chaleureux et c’est un village très dynamique que je découvre! De retour de l’école, les enfants courent et jouent dans les allées, pendant que les femmes préparent le diner d’accueil du soir, chacune contribuant à un plat aux choix. Certaines font déjà des aller-retour entre leur maison et le hall du village pour dresser le buffet. Début de soirée, début des festivités. Nous sommes reçus dans le hall par le chef du village avec l’équipe FLMMA. La prière laisse place au buffet local : taro, uru, manioc, beignet de feuilles de taro, coquillages, et bien d’autres mets nous attendaient, le tout accompagné de chants et de musiques traditionnelles. Ici, on mange parterre, assis ou allongé sur des nattes de bambou. La soirée s’est poursuivie d’une messe et de la traditionnelle cérémonie du kava. Dans ce hall, chaque individu occupe une place suivant son appartenance à un clan et/ou son statut. Le chef est devant, face au reste de la communauté. Je constate qu’il ne parle pas, il a un porte-parole. A tour de rôle, nous nous sommes présentés face à la communauté : qui sommes-nous ? Que faisons-nous ? Pourquoi sommes-nous là ? La journée suivante fût riche en visites. Les habitants nous ont fait part des projets en cours dans le village: poulailler initié par les femmes, pépinière de bois de santal, porcherie et aire marine protégée (AMP). Déjà, un départ plein de surprises, de chants et de danses nous attendait dans le hall du village avant le départ.

En route maintenant pour le second point de rendez-vous, Votua village, sur la côte sud de Viti Levu, aussi appelé « côte de corail » (coral coast). Changement de décor, cet endroit est très touché par le développement touristique et encerclé par de grands complexes hôteliers. Nouveau village, nouvelle présentation des membres de la délégation auprès du chef et de la communauté. Détail supplémentaire, le chef parle dans ce village qui s’est tourné récemment vers l’éco-tourisme. Après un traditionnel accueil au kava, je rejoignis ma famille d’accueil en début de soirée, qui m’attendait pour le dîner ; une occasion d’échanger sur les activités dans le lagon et la vie communautaire. Le jour suivant fût consacré au snorkeling dans l’AMP, puis à la présentation du réseau de traitement des eaux usées à l’échelle du village. Dernière matinée de remerciements, de chansons et dernier kava avant de reprendre le chemin du retour.

L’expérience des communautés dans la gestion de leurs ressources
Une co-gestion des ressources naturelles

Les habitants rencontrés à Kumi et Votua font l’expérience d’une co-gestion de leurs ressources lagonaires, fruit d’une demande initiale par les communautés mise en place à l’aide du réseau FLMMA, qui en maintient la dynamique hybride. Les communautés sont impliquées dans les structures de gouvernance, les comités de gestions, dont les membres et les fréquences de réunions varient selon les échelles (villages, districts, provinces). L’administration publique et les acteurs privés interviennent régulièrement avec les autorités villageoises détenant les droits d’usage des qoliqoli (zones de pêche traditionnelles), bien que le gouvernement soit propriétaire de ces espaces.

La puissance du vanua
Les partages d’expériences et les projets au sein des villages montrent que les habitants se soucient fortement du bien-être de la communauté et sont très impliqués dans la gestion « intégrée » des ressources. C’est ainsi que les comités de gestion des villages de montagnes interagissent mutuellement avec les comités des villages côtiers, considérant la continuité terre-mer. L’incarnation de la puissance terre-mer, le vanua (sorte de mana), revient au chef du village, dont les décisions semblent respectées par la communauté. La « tradition » apparaît fortement présente en pratique. Par exemple, la mise en place de l’AMP a Votua s’est accompagnée de cérémonies traditionnelles (kava, cochons…) aussi dans le but de susciter le respect des règles.

Les challenges
Si la démarche participative aboutissant à la co-gestion apparaît comme un moyen efficace « socio-écologiquement » parlant, les communautés locales font face à des problèmes similaires en Polynésie comme le manque de respect des règles des habitants extérieurs aux villages ou des pollutions par les macro-déchets. Plus spécifiquement, ils sont confrontés à des ouvertures d’aires marines protégées bien trop fréquentes dont les durées mériteraient d’être discutées plus longuement…

Bilan personnel
Une très belle et riche expérience à Fidji qui fait prendre du recul sur les travaux en cours à Tahiti, aussi bien pour les rahui à la Presqu’île que le PGEM de Moorea. Le point commun, le cœur des échanges réside surtout dans l’approche participative et les méthodologies en œuvre dans cette démarche. Je retiens que le fonctionnement des LMMA repose sur 3 piliers : le gouvernement, l’église et le vanua. Enfin, j’ai adoré partagé cette expérience avec les délégations participantes, avoir leur vision sur cette gestion communautaire par rapport à leur propre mode de fonctionnement en Polynésie, en Calédonie, et leurs valeurs partagées avec les communautés fidjiennes.
Remerciements : Tamatoa Bambridge (DR CNRS), Caroline Vieux (coordinatrice Intègre en Polynésie), Margaret Tabunakawaii (coordinatrice réseau FMMA) et l’équipe du réseau FLMMA ainsi que les délégations participantes de Polynésie française et Nouvelle-Calédonie.

Photos dans le diaporama © Caroline Vieux et Pauline Fabre



Février 2017
Mission | Moorea, Polynésie Française | Project: Physioshark

Mission: Project Physioshark

En 2014, une mission menée par Jodie Rummer (2015-2016 L’Oréal-UNESCO fellow for Australia-New Zealand James Cook Université/ARC, Australie) et Serge Planes (CRIOBE) a commencé à Moorea en Polynésie française. L’objectif principal de la mission est d’étudier les effets des stress naturels et anthropiques sur l’écologie et le métabolisme des requins juvéniles qui vivent dans des nurseries autour de l’île.

Moorea est une île spéciale, parce qu’il y a plusieurs endroits autour de l’île qui servent de nurseries aux jeunes requins. Les femelles requins pointe noire et citron mettent bas chaque année entre Octobre et Février et choisissent des environnements en eau peu profonde pour leurs petits, les protégeant ainsi des prédateurs marins. Ces animaux ont un cycle de vie particulier par rapport aux autres poissons, qui les rend très sensibles aux pressions naturelles ou humaines : leur fécondité est basse, leur maturité est tardive et leur gestation dure parfois jusqu’à une année complète. En plus, il y plusieurs dangers pour les bébés dans ces environnements particuliers : la température de l’eau qui peut atteindre parfois 38°C, le manque d’oxygène (hypoxie), la potentielle compétition avec d’autres animaux pour la nourriture, les pécheurs locaux qui attrapent les requins par erreur dans leur filet, et le changement du climat, qui va entraîner une hausse globale de la température des eaux de surface.

Pendant 5 mois (Octobre 2016 à Février 2017) les doctorants Ian Bouyoucos (ARC CoECRS a James Cook Université Townsville, Australie) et Ornella Weideli (EPHE, France et Save our Seas Foundation-D’Arros Research Centre, Seychelles) sont les étudiants principaux du projet Physioshark à Moorea. Ils sont accompagnés par Eva Jacquesson (étudiante en master EPHE) et Elizabeth Duncan (étudiante avec une bourse National Science Foundation EAPSI). Leur Mission : Comprendre comment les jeunes requins de Moorea peuvent faire face aux conditions stressantes de leurs nurseries. Pour atteindre ce but, ils déterminent 1) s’il y a de la compétition entre les deux espèces des requins et les différences en alimentation et en santé, 2) le stress physiologique et la consommation d’énergie chez des jeunes requins épuisés, et 3) comment ils vivent dans l’environnement thermique dynamique.

Pourquoi c’est important d’étudier les effets des stress sur les requins? Les requins jouent un rôle essentiel dans les récifs coralliens où ils participent au maintien de l’équilibre en régulant les populations de poissons récifaux. Actuellement on connait peu de choses sur les effets des stress naturels et anthropiques sur les jeunes requins à Moorea, Polynésie française. Si on parvient à comprendre la capacité des jeunes requins à faire face aux stress naturels et anthropiques, il sera plus facile d’identifier les populations qui auront besoin de protection.

Au cours des trois mois, l’équipe a déjà attrapé plus que 188 individus, réalisés plus d’une cinquantaine de mesure de l’eau (pour en connaître la température et la disponibilité en oxygène) et a ramené plusieurs requins au centre de recherche pour des études au laboratoire qui permettront d’en savoir plus sur leur capacité à faire face aux changements environnementaux.

Pour plus d’informations vous pouvez nous poursuivre sur Twitter #physioshark.

Photos dans le diaporama © Jodie Rummer et Ornella Weideli/CRIOBE



Août 2016
Mission | Japon, Nouvelle-Calédonie, Samoa, Polynésie française | La zone de ponte des anguilles

Mission de recherche Franco-Japonaise sur le bateau Hakuho Maru

Le bateau de recherche Japonais Hakuho Maru (100 m) de la JAMSTEC , a mené une campagne dans le Pacifique Sud. Cette mission, partie de Tokyo, est passée par Nouméa (Nouvelle-Calédonie), Pago-Pago (Samoa Américaines) et Tahiti (Polynésie Française). A son bord, entre Pago-Pago et Tahiti (24 jours), 23 chercheurs (et étudiants) des Université de Tokyo, Nihon, Osaka, Perpignan, La Rochelle dont deux CNRS appartenant au CRIOBE.

L’objectif principal de la mission est la mise en évidence de la zone de ponte des anguilles du Pacifique Sud, encore inconnue à ce jour. Depuis 1928 et la mission autour du Monde d’un Danois (J. Schmidt), il n’y a pas eu de telle mission pour la recherche sur les anguilles dans cette zone à l’Est de 208°E, et les résultats de cette étude constitueront donc une avancée majeure dans le domaine.

Les anguilles constituent une ressource importante pour le marché asiatique. Les 3 espèces d’anguilles les plus exploitées dans le Monde (européenne, américaine et japonaise) sont actuellement classées comme en danger ou sensibles par l’IUCN. Aussi, il y a un risque de déplacement du marché de l’anguilliculture vers les Pays du Pacifique Sud. Il est donc nécessaire de connaitre le cycle de vie des 3 espèces d’anguilles présentes sur le Territoire et notamment le lieu de reproduction des adultes en mer (encore inconnu).

Durant cette mission, des prélèvements d’eau (pour étudier l’ADN-environnement) et de plancton grâce à des traits de filet à plancton ont été réalisés. Ils visent à déterminer la présence d’espèce dans la zone (ADN-environnemental), et à identifier et dénombrer la présence de larve d’anguilliforme (filet à plancton). Les autres fractions planctoniques restantes (crustacés, mollusques, larves de poissons, etc.) ont été récoltées pour étudier le réseau trophique dans lequel ces larves d’anguilles évoluent (qui mange qui).

Des résultats préliminaires
Parmi des milliers de larves d’anguilliformes (leptocéphales d’autres espèces), 4 pré-leptocéphales d’anguilles ont été collectées. Ces très jeunes stades, d’une taille inférieure à 7 mm, ont très certainement moins d’une semaine. Compte tenu de la taille et de l’importance de ces échantillons, les équipes japonaises préfèrent attendre le retour au Japon pour une caractérisation plus poussée. Bien qu’il soit encore prématuré pour tirer des conclusions, la collecte de ces échantillons au Nord des Marquises pourrait constituer une avancée considérable dans la détermination de la zone de ponte des anguilles de Polynésie.

Même si ces travaux semblent très fondamentaux, il ne faut pas oublier que ces résultats serviront pour les administrations locales afin de prendre des mesures de gestion et de protection de la ressource en anguille.

Pour plus d’informations vous pouvez visiter le blog de Dr. Eel

Photos dans le diaporama © Fabien Morat/CRIOBE, CEFREM, G. Simon (CEFREM).

hs-recherche-8-couvertureHors-Série Recherche UPVD | Novembre 2016 | Expédition océanographique: 2 laboratoires de l'UPVD dans le Pacifique Sud



Août 2016
Mission | Marquises | RETROMAR - Nuku Hiva

Mission RETROMAR : Transferts de matière organique et fonctionnement des réseaux trophiques des écosystèmes côtiers des îles Marquises

Thèse de Pauline Fey, doctorante à l’Université de la Nouvelle-Calédonie

La Mission RETROMAR s'est déroulée sur l’île de Nuku Hiva, aux Marquises mi-août 2016. Yves Letourneur, professeur à l’Université de Nouvelle-Calédonie et chef de mission, René Galzin, directeur d’étude EPHE-CRIOBE, Pauline Fey, étudiante en thèse UNC, Mayalen Zubia, maître de conférences à l’Université de la Polynésie Française, accompagnés de quatre appuis techniques, avaient pour objectifs principaux de collecter, sur différents sites, les sources de matière organique principales (macro-algues, matière en suspension, détritus végétaux, sédiment) et les consommateurs probables de ces sources (zooplancton, mollusques, crustacés et des poissons de différentes tailles et régimes alimentaires) afin de reconstituer les réseaux trophiques côtiers des sites sélectionnés et ainsi de mieux comprendre le fonctionnement de l’écosystème corallien atypique des Marquises.

Différentes méthodes de prélèvements ont été utilisées : des chasses sous-marines et des prélèvements auprès des pêcheurs locaux pour les poissons, des plongées en bouteille pour prélever les invertébrés, le sédiment et les algues, des traits de filet à plancton pour le zooplancton et des prélèvements d’eau avec une bouteille niskin.

Environ 300 poissons (représentant 65 espèces), une centaine d’invertébrés (entre 20 et 30 espèces), une vingtaine d’espèces d’algues et 114 litres d’eau ont été collectés durant la mission et sont en cours d’analyse.

Pour en savoir plus, contact: Rene Galzin

Article le 24 Août 2016, La Dépêche des Îsles

Photos dans le diaporama © IRCP.



Juillet 2016
Mission | Guadeloupe, Caraïbes | Ecologie des macroalgues

Projet: Limitation en fer chez les algues benthiques et disparité globale de la résilience des récifs coralliens (IRON)

Depuis juillet 2016, une équipe du CRIOBE (Joost den Haan, Francesca Sahit et Pauliina Saarman), en collaboration avec Claude Bouchon de l’UMR BOREA-DYNECAR réalise une mission en Guadeloupe dans le cadre du projet IRON coordonné par Maggy Nugues. Depuis ces quatre dernières décennies, les récifs coralliens des Caraïbes ont connu un déclin rapide du recouvrement en coraux et une prolifération d’algues benthiques. Par contre, les récifs coralliens du Pacifique apparaissent plus résilients, avec une meilleure capacité de récupération du corail après perturbation et une faible abondance d’algues. Le projet propose de tester l’hypothèse que l’apport éolien de fer depuis le Sahara qui s’est aggravé durant les mêmes décennies permettrait la prolifération des algues benthiques sur les sites anthropisés des Caraïbes.

Contrairement à l'azote et au phosphore, l'apport de fer est susceptible de varier considérablement à une échelle régionale. Le transport éolien de poussières désertiques constitue une source majeure de fer à la surface des oceans. De la fin des années 60 jusqu’au début des années 80, la sécheresse a causé une augmentation massive (x10) de poussière atmosphérique au dessus de l’Afrique du Nord. Aujourd’hui, ce sont des centaines de milliers de tonnes de poussière qui, chaque année, quittent le désert saharien pour traverser l’océan atlantique et atteindre les Caraïbes.

L’équipe se focalise sur plusieurs sites formant un gradient anthropique en Guadeloupe. Elle échantillonne la colonne d’eau (1 mètre au dessus du fond marin) et l’eau interstitielle des sédiments pour évaluer les réservois en fer et conduit des expériences d’addition de fer en laboratoire et en milieu naturel sur plusieurs espèces de macroalgues. En octobre, elle se rendra à Moorea pour collecter des données sur les récifs coralliens du Pacifique.

Photos dans le diaporama © Joost den Haan/CRIOBE.



Juillet 2016
Mission | Moorea, Polynésie Française | Comportement des poissons

Comportement des poissons et aires marines protégés

Durant tout le mois de Juillet 2016, une équipe du CRIOBE (Joachim Claudet, Lauric Thiault et Nao Nakamura), en collaboration avec un groupe de recherche australien du UWA Oceans Institute (Tim Langlois, Jordan Gotze, Ellen D’Cruz, Brooke Gibbons et Julia Haberstroh), a réalisé une mission à Moorea afin de récolter les données dans le cadre du projet DOV-Moorea MPAs. Ce projet vise à collecter des informations sur l’abondance, la biomasse et pour la première fois le comportement des poissons des récifs de Moorea. Pour cela, plus de 130 sites situés autour de l’île ont été étudiés à l’aide de la technologie DOV (Diver-Operated Video), qui permet de mesurer un grand nombre de paramètres (espèce, taille, distance d’approche minimale) sur une grande surface et en peu de temps. Ce projet apportera des données détaillées sur :

1) l’effet de différents facteurs (espèce, âge des individus, taille du groupe, habitat, statut d’exploitation et régime alimentaire) sur le comportement des poissons
2) l’état des ressources lagonaires à Moorea
3) l’efficacité des aires marines protégées de Moorea

Ces informations essentielles visent notamment à être utilisées dans le cadre du processus de révision du Plan de Gestion de l’Espace Maritime (PGEM), en cours depuis cette année.

Photos dans le diaporama © Lauric Thiault /CRIOBE.



Mars 2016
Mission | Moorea, Polynésie Française | Projet: NECTAR

Projet: Nutrient Cycling and Functioning of Coral Reefs (NECTAR)

Au cours du mois de Mars 2016, une mission menée par Valériano Parravicini, Nao Nakamura, Christine Sidobre et Fabien Morat a été réalisée à Moorea en Polynésie Française afin de capturer des poissons nécessaires à la bonne réalisation du projet NECTAR. Ce projet cherche à quantifier, pour la première fois, la contribution des poissons de récifs au recyclage des nutriments (azote et phosphore) en Polynésie. In fine, ce projet apportera des informations indispensables sur un rôle clé, mais encore trop méconnu, des poissons dans le fonctionnement des récifs, et une évaluation de l’impact des perturbations majeures sur cette fonction écologique. Au cours de cette mission, 743 poissons appartenant à 81 espèces de poissons ont été collectés et disséqués afin de mieux connaitre les chaines alimentaires, l’âge et la croissance des poissons dans ces milieux encore méconnus ; mais surtout d’évaluer le rôle des poissons dans le recyclage des nutriments.

Photos dans le diaporama © Fabien Morat /CRIOBE.



20-22 Octobre 2015
Mission | Samoa | Education & Learning

Atelier de Formation - Apia, Samoa - Taxonomie, Biologie et Ecologie des Coraux et des Poissons

l'USP, le Communauté du Pacifique, New Caledonia (SPC), le Department Environmental de Wallis et Futuna (STE) et le Institut des Récifs Coralliens du Pacifique (IRCP), a organiser un atelier sur la taxonomie des coraux et des poissons. Ce cours a été financé par le Fond Pacifique (Fonds Pacifique).

Pour en savoir plus, visit IRCP- Formation - Samoa .

Photos dans le diaporama © Gilles Siu /CRIOBE.